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Pourquoi parler d’un « génogramme en astrologie » ?

Le génogramme


Un génogramme traditionnel, c’est un schéma qui présente les liens de parenté, les mariages, divorces, naissances, décès et autres événements majeurs au sein d’une famille sur au moins trois générations. Il s’agit d’un outil initialement utilisé par les thérapeutes familiaux, les travailleurs sociaux, et même les généalogistes, afin de mieux comprendre la structure familiale et repérer des schémas récurrents.

Lorsqu’on y associe l’astrologie, on cherche à intégrer la lecture de thèmes astraux pour chaque membre de la famille, afin de dégager des résonances possibles entre les placements planétaires (par exemple la Lune, le Soleil, Saturne, Mars, etc.) et les dynamiques familiales (conflits, alliances, transmissions émotionnelles).

Selon Monica McGoldrick et Randy Gerson, qui ont popularisé le génogramme moderne dans les années 1980, l’outil est particulièrement utile pour visualiser les héritages intergénérationnels. Certains astrologues y voient un moyen d’aller plus loin, en identifiant ce qu’ils considèrent comme des « schémas karmiques » ou des « énergies transgénérationnelles ».


Comment définir précisément le génogramme classique ?

Le génogramme, dans sa forme la plus courante, est un diagramme familial détaillé qui permet de visualiser :

  • Les liens de parenté (parents, enfants, fratries, oncles, tantes, etc.).
  • Les dates clés (naissances, mariages, divorces, décès).
  • Les événements majeurs (traumatismes, migrations, faillites, maladies héréditaires, etc.).
  • La nature des relations (relations harmonieuses, conflits, dépendances émotionnelles).

Il se distingue de l’arbre généalogique classique par sa volonté d’ajouter une dimension relationnelle et psychologique (ex. qui est proche de qui, qui est en conflit avec qui, y a-t-il des alliances, des triangulations ?).

Dans les cercles de thérapie familiale, ce schéma est un incontournable pour amorcer des réflexions sur la manière dont un individu s’inscrit dans sa lignée, hérite de certains schémas comportementaux, ou répète – parfois inconsciemment – des modèles parentaux.

Selon une enquête publiée en 2019 par l’American Psychological Association, près de 60 % des thérapeutes familiaux aux États-Unis utilisent régulièrement un génogramme afin de comprendre l’historique relationnel de leurs patients. Ils y voient un outil simple, visuel et pédagogique, qui permet de rapidement cibler les facteurs de vulnérabilité ou, au contraire, les ressources familiales importantes (entraide, valeurs communes, etc.).



Qu’apporte l’astrologie à la notion de génogramme ?

Une approche symbolique

L’astrologie se fonde sur l’idée que les positions planétaires au moment de la naissance d’un individu (et l’agencement de ces planètes entre elles) peuvent renseigner sur certains traits de personnalité, schémas relationnels ou potentiels défis de vie. Bien qu’il n’existe pas de consensus scientifique validant ces corrélations, une partie du public y voit un support de réflexion symbolique.

Quand on associe l’astrologie au génogramme, on dépasse donc le cadre habituel de la thérapie familiale (qui, elle, s’appuie sur des courants psychologiques plus reconnus) pour plonger dans une lecture symbolique, centrée sur les thèmes astraux de plusieurs membres d’une même famille.



L’idée de « thèmes répétitifs »

Dans cette perspective, si l’on remarque qu’une mère, un grand-père et un cousin partagent, par exemple, une configuration similaire (même position de la Lune dans une maison donnée, ou aspects répétés entre Mars et Saturne), l’astrologue pourrait y voir la marque d’un schéma familial qui se transmet. Cela peut concerner :

  • Les maisons IV et VII, considérées comme cruciales dans l’étude de la famille (Maison IV) et des relations (Maison VII).
  • La Lune et le Soleil, pouvant représenter les figures maternelles (Lune) et paternelles (Soleil) ou, plus largement, les énergies féminines et masculines dans la famille.
  • D’autres planètes comme Vénus (relations affectives, valeurs), Mars (action, conflits) ou Saturne (structure, limites, héritage) pour mettre en évidence des blocages, des héritages émotionnels, etc.

Il ne s’agit pas de dire que ces configurations planétaires « causent » des conflits ou des rapprochements familiaux, mais plutôt qu’elles pourraient, dans une vision astrologique, souligner des résonances dans la façon dont chaque génération vit sa dynamique relationnelle.



Quels sont les grands principes du « génogramme astrologique » ?

Collecte et représentation des données familiales

Comme pour tout génogramme, la première étape reste de rassembler les informations sur la famille : noms, dates de naissance, événements de vie, liens de parenté. Sur le plan astrologique, la date et l’heure de naissance de chaque membre sont nécessaires pour établir un thème astral précis. Si l’heure de naissance n’est pas disponible, la lecture se fait généralement de manière plus large (en axant sur la position du Soleil, de la Lune et des planètes dans les signes, sans forcément pouvoir positionner précisément les maisons).


Analyse des thèmes astraux individuels

On dresse ensuite, pour ceux dont on dispose des données, un thème astral. On s’intéresse en particulier :

  • Aux maisons IV (famille, racines) et VII (relations, partenariats).
  • À la Lune (symbolique maternelle, monde émotionnel) et au Soleil (identité, figure paternelle ou masculine).
  • Aux aspects majeurs (conjonctions, carrés, oppositions, trigones, sextiles) impliquant ces planètes, car ils indiqueraient, dans l’optique astrologique, des tensions ou des facilités relationnelles.


Mise en lien des informations

Le génogramme, habituellement illustré avec des carrés, cercles et lignes pour les unions et séparations, peut alors être enrichi de petits symboles, codes couleurs ou notations indiquant, par exemple, la position de la Lune chez chaque individu ou l’existence d’aspects particuliers (ex. un carré Lune-Mars pour la mère et la fille, que l’on juge révélateur d’un conflit transgénérationnel).

Dans un second temps, on compare les configurations astrales d’une génération à l’autre. Par exemple, si plusieurs membres de la famille présentent un aspect tendu (carré ou opposition) entre Vénus et Saturne, l’astrologue pourrait interpréter cela comme une difficulté récurrente à s’épanouir dans la sphère amoureuse ou à exprimer librement ses sentiments.



Quelle est la crédibilité de cette approche ?

Un recours à la subjectivité assumée

Il est essentiel d’insister sur le fait que le génogramme astrologique ne bénéficie pas d’une reconnaissance dans les milieux académiques. L’emploi de l’astrologie dans un génogramme relève donc de l’interprétation symbolique, qui peut certes être utile à titre personnel ou thérapeutique (si l’on adhère à cette grille de lecture), mais qui ne doit pas être confondue avec une méthode de diagnostic objective.


L’intérêt thérapeutique et personnel

Malgré l’absence de validation scientifique, certains thérapeutes ou coachs en développement personnel estiment que l’astrologie, combinée au génogramme, peut aider leurs clients à revisiter l’histoire familiale sous un angle différent. En tant que support projectif, cela peut encourager la prise de conscience, l’expression d’émotions enfouies ou la découverte de schémas répétés.

Sonia Markkula, une psycho-astrologue basée à Helsinki, mentionne dans un entretien (2021) que ce type d’approche, bien qu’ésotérique, pousse parfois des patients à s’ouvrir sur des secrets de famille (comme une adoption non reconnue) ou des traumatismes intergénérationnels. Cela ne prouve pas l’efficacité objective de l’astrologie, mais souligne l’effet catalyseur que peut avoir un modèle symbolique pour questionner l’histoire familiale.



Quelles positions planétaires sont souvent mises en avant ?

Focalisation sur les maisons IV et VII

  • Maison IV : Considérée comme l’espace de la famille, du foyer, des racines et de l’héritage émotionnel. Les planètes qui s’y trouvent (et leur état céleste) sont censées renseigner sur la manière dont une personne vit son rapport à la famille, au passé, à la sécurité affective.

  • Maison VII : Associée au mariage, aux partenariats, aux duos en général, et parfois aux ennemis déclarés (en astrologie traditionnelle). Dans le cadre du génogramme, on s’y intéresse pour comprendre comment se structurent les alliances (ou les conflits) dans la sphère familiale, en particulier au niveau des couples, divorces et recompositions.


Soleil et Lune : l’axe parental

  • Le Soleil : Dans de nombreuses traditions astrologiques, il représente l’identité profonde, la vitalité, mais aussi le principe paternel (ou l’archétype masculin).
  • La Lune : Elle est souvent associée au rôle maternel, à la sphère émotionnelle et à la notion de « sécurité psychique ».

La répétition d’aspects spécifiques (ex. un carré entre Soleil et Saturne chez plusieurs membres de la famille) pourrait être interprétée comme un signe de conflit récurrent avec l’autorité paternelle. De même, une conjonction Lune-Pluton pourrait être lue comme un marqueur de relation fusionnelle ou passionnelle entre une mère et son enfant, s’étendant sur plusieurs générations.


Saturne, Vénus et Mars : d’autres planètes centrales

  • Saturne : lié à la notion de limite, de responsabilité, d’héritage lourd à porter. On l’examine pour repérer d’éventuels schémas de discipline, de frustration ou de devoir familial.
  • Vénus : associée aux valeurs, à l’amour, à l’estime de soi, à la relation de couple.
  • Mars : renvoie à l’action, à l’énergie, voire aux conflits et à la colère.

Les aspects et placements répétitifs de Saturne, Vénus et Mars dans la lignée peuvent souligner des difficultés ou des points forts transmis d’une génération à l’autre, du point de vue astrologique.



Cette méthode peut-elle révéler des « secrets » de famille ?

Le génogramme, même sans y ajouter la dimension astrologique, est déjà connu pour mettre en lumière des zones d’ombre : adoptions non dévoilées, adultères, maladies mentales camouflées, etc. La seule mise en perspective de dates, de liens et d’événements peut suffire à soulever des questions jusque-là enfouies.

Lorsqu’on y ajoute l’astrologie, certains vont plus loin en cherchant des « schémas karmiques ». Par exemple, si l’on constate que trois générations successives ont vécu un divorce autour de leurs 30 ans, et que dans le même temps, leur thème astral présentait un aspect tendu entre Vénus et Uranus, certains y verront la manifestation d’un « cycle karmique » autour de l’engagement conjugal.

Toutefois, il est crucial de garder à l’esprit la multiplicité des facteurs sociaux, culturels et psychologiques qui influencent la vie de chacun. Les secrets de famille découverts grâce au génogramme proviennent bien plus souvent du travail d’enquête et des entretiens menés avec les proches que de la lecture des cartes du ciel.



Quels outils et ressources pour créer son propre génogramme astrologique ?

  • Logiciels de création de génogrammes : GenoProWinGeno, ou encore des plateformes en ligne comme Family Echo ou Lucidchart (dans une version plus généraliste). Ces outils permettent de tracer rapidement la structure familiale.

  • Logiciels d’astrologie : Astro.com (gratuit), Solar Fire (payant), TimePassages, etc., pour générer le thème astral de chaque membre de la famille.

  • Manuels et ouvrages :

    • Genograms: Assessment and Intervention de Monica McGoldrickRandy Gerson et Sylvia Shellenberger, pour la partie génogramme classique.
    • Les ouvrages d’André Barbault ou de Liz Greene peuvent fournir une bonne introduction à l’astrologie psychologique.

Ensuite, vous pouvez fusionner les données : imprimer ou dessiner chaque thème astral, répertorier les maisons IV et VII pour chaque personne, et noter les configurations récurrentes avant de tout reporter sur le génogramme familial.



Quelle lecture tirer de cette approche ?

Pour beaucoup de partisans, le génogramme astrologique offre une manière créative et exploratoire de réfléchir aux dynamiques familiales. Il peut :

  • Servir de miroir symbolique : inciter les individus à mettre des mots sur des vécus, à raconter leurs histoires familiales.
  • Aider à repérer des schémas récurrents : sur le plan relationnel (mariages tôt, divorces, alliances conflictuelles), sur le plan émotionnel (difficulté à exprimer la colère, tendance à la dépendance affective), voire sur le plan matériel (passion pour une profession similaire, aptitudes spécifiques).
  • Ouvrir un espace de discussion : bien souvent, le simple fait de créer un génogramme suscite des échanges familiaux qui auraient été plus difficiles autrement.

En revanche, il ne faut pas tomber dans le déterminisme : ni l’astrologie ni l’analyse systémique ne peuvent affirmer qu’une personne est « condamnée » à reproduire un schéma. Il s’agit plutôt de proposer un regard neuf ou d’offrir un support symbolique à la prise de conscience.



Comment cette pratique peut-elle s’inscrire dans un parcours de développement personnel ?

Le génogramme, qu’il soit strictement psychologique ou teinté d’astrologie, reste un outil d’exploration. Dans le champ du développement personnel, il peut :

  • Favoriser l’introspection : Comprendre ses origines, ses influences familiales, et comment on se sent dans ce “héritage” peut être un premier pas pour rompre (ou maintenir) certains schémas.
  • Développer l’empathie familiale : Visualiser graphiquement les épreuves traversées par nos parents ou grands-parents peut réduire les jugements hâtifs et susciter une plus grande compassion.
  • Stimuler le changement : Mieux cerner nos schémas relationnels peut nous encourager à consulter un psychologue, un thérapeute familial ou un coach, pour entamer des démarches de résolution de conflits ou de transformation personnelle.

En ce sens, le génogramme en astrologie peut être vu comme un déclencheur de questionnements ; rien de plus, rien de moins. Son utilité dépend surtout de l’ouverture d’esprit et de l’engagement de la personne qui l’utilise, plutôt que de la validité factuelle de l’astrologie.



Peut-on aller plus loin dans la recherche et la documentation ?

Pour ceux qui souhaitent approfondir :

  • Recherches académiques sur le génogramme : Le Journal of Family Therapy, le Journal of Marital and Family Therapy, ou encore la National Library of Medicine (PubMed) proposent des articles mettant en lumière l’efficacité du génogramme pour comprendre les dynamiques familiales d’un point de vue clinique (mais sans la dimension astrologique).

  • Ouvrages d’ethnologie ou d’anthropologie : Certains chercheurs ont exploré la transmission intergénérationnelle des croyances et des rituels. Ces travaux peuvent éclairer la place que l’astrologie, ou tout autre système symbolique, peut occuper dans une culture ou une famille.

  • Sites d’astrologie : Des sites comme Astrovibe ou des forums spécialisés permettent de générer des cartes du ciel et de partager des retours d’expérience, même si la fiabilité et la rigueur varient énormément selon les contributeurs.



En quoi consiste l’essence d’un « génogramme en astrologie » ?

En définitive, un génogramme en astrologie se présente comme la fusion entre un outil de visualisation des liens familiaux (le génogramme) et une lecture symbolique des thèmes astraux (l’astrologie). C’est une pratique qui se situe en marge de la recherche scientifique classique, mais qui, pour certaines personnes, offre une dimension réflexive et introspective intéressante. On y retrouve :

  • La trame du génogramme traditionnel : structure familiale, répétitions historiques, schémas relationnels.
  • L’interprétation astrologique : positions planétaires dans les maisons, aspects planétaires récurrents entre générations, hypothèses de « karma familial » ou de « destin relationnel ».
  • Un regard critique nécessaire : conscience de la subjectivité, de l’absence de preuves empiriques et d’éventuels écueils dans l’interprétation.

Si cette approche peut contribuer à lever certains voiles ou à mieux comprendre la complexité de nos héritages, elle n’est pas, à elle seule, une clé infaillible pour résoudre les problématiques familiales. Elle se prête plutôt à un travail personnel ou thérapeutique, qui inclut le dialogue, l’exploration de documents familiaux et la prise en compte d’autres dimensions (culture, éducation, contexte socio-économique, etc.).

C’est donc à chacun de décider de la valeur qu’il accorde à la dimension astrologique, en la voyant comme un langage symbolique parmi d’autres, capable de mettre des mots, ou plutôt des archétypes planétaires, sur des réalités parfois complexes à verbaliser.



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